L’invité du jour – Sébastien

OHAYO les loups ce soir un invité spécial , j’appelle Sébastien. Alors Sébastien pour ceux qui savent pas c’est le gentil monsieur qui est a l’origine de la reprise de l’asso avec Elodie mais la n’est pas la question . Si il est là se soir c’est pour nous parler de photos , et oui il est photographe héhé . Donc commençons

Bonjour Sébastien bienvenu ,donc première question un bon appareil photos c’est quoi ?

En réalité il n’y a pas de bon ou de mauvais appareil photo, c’est celui qui le tient qui fait la photo, il y a par contre des bases a connaître sur les techniques photo pour bien gérer le temps d’exposition quand le sujet est en mouvement, ou pour s’amuser avec le flou d’arrière-plan. Il est tout à fait possible de faire de très bonnes photos avec un simple compact ou un téléphone, un reflex haut de gamme n’apporte que de la facilité, à condition de savoir s’en servir.

Les études y en a pour combien de temps ?

Il y a plusieurs diplômes de photographie, de bac+2 à bac+5, ces formations enseignent l’histoire de la photographie et de la vidéo , les bases de l’optique, l’économie d’entreprise (au cas où vous voulez ouvrir un magasin). A part à vouloir devenir professionnel, il n’y a pas réellement besoin de formation, c’est surtout la pratique qui fera de vous un meilleur photographe.

Qu’est-ce qui ta donner envie de faire de la photo ?

Je fais de la photo depuis mon adolescence, avec une pause de quelques années. J’ai commencé en prenant en cachette l’appareil de mon père 🙂 A l’époque c’était de l’argentique, on n’avait pas le résultat en regardant à l’arrière de l’appareil et forcement en étant ado ça me coutait un bras à chaque développement, je me suis donc lancé dans la photo noir et blanc, je me suis acheté un agrandisseur et je développais mes tirages à la maison, dans la cave.

J’ai fini par me mettre au numérique, ce qui m’a apporté de la facilité et ouvert pas mal de possibilités.

Quand tu photographies des copayers (se) tu sélectionnes avant ? qu’est-ce qui t’attire le plus ?

Je ne les sélectionne pas forcement, comme souvent c’est des copayers de mon entourage. L’envie de faire une séance photo vient au détour d’une conversation, quelque fois elle n’aboutit pas mais l’idée reste dans un petit coin prête à ressortir quand l’occasion se présente. Il m’arrive aussi de photographier des personnes inconnues lors d’événements. Comme ce n’est pas ce que je préfère, je ne cherche pas absolument à faire des photos lors de ces moment-là, je préfère largement profiter de l’évènement car souvent le contact est inexistant, il/elle pose j’appuie sur le déclencheur et hop y a plus personne et je me retrouve avec une photo pas forcement top sur laquelle on a un arrière-plan pas terrible, un éclairage souvent mal maitrisé et pas moyen de retrouver la personne, au final ces photos finissent au fond d’un disque dur avec les archives. Je préfère nettement les projets photos réfléchis, ça permet de préparer les différentes poses voulues par le modèle, de les adapter au lieu au besoin et surtout de ne pas passer des heures pour un résultat aléatoire car c’est vraiment frustrant pour un modèle de passer du temps pour être déçu lorsque les photos arrivent.

Tu fais combien de photos ?

Beaucoup, beaucoup trop même mais je commence à me limiter. Lors d’une séance photo n’est pas rare que je fasse plus de 300 photos, j’aime le bruit du déclencheur.

Bien sûr il y en a un bon paquet qui vont être supprimées comme les tests d’éclairage ou les photos vraiment ratées. Le reste va subir un tri très sélectif pour qu’au final je n’en sélectionne que quelques-unes, de l’ordre de 10% sur lesquelles je travaille, les autres ne sont pas supprimées, je les archive pour pouvoir y revenir au besoin. Il peut être frustrant pour certains copayers de n’avoir que 5 ou 10 photos à l’issue de la séance, c’est un choix que j’ai fait. Certains photographes préfèrent donner toutes leurs photos à leur modèle, je ne pense pas que cela soit une bonne pratique, il vaut mieux montrer le meilleur que de noyer 5 belles photos dans 300 moyennes (voir ratées).

Les lieux où tu fais les photos où tu les trouves et pourquoi ?

Le plus simple pour trouver un lieu c’est encore d’aller sur le terrain. Je me balade souvent, mais c’est compliqué d’explorer les moindres recoins, du coup j’utilise un outil génial : Google Earth. Bien sûr il faut avoir une petite idée de ce qu’on cherche, si j’ai envie de faire des photo devant une cascade, il est inutile que je perde mon temps à explorer les centre-ville. Je regarde aussi pas mal de photo sur le net pour trouver des lieux qui sortent de l’ordinaire. Le hasard vient aussi quelques fois à mon secours dans la recherche des lieux. Quand je trouve le lieu en ligne j’aime bien m’assurer, avant d’y aller avec le modèle, qu’il est encore accessible et qu’il n’a pas été transformé en parking.

Il est essentiel de trouver des lieux pour les séances photos, car c’est ce qui va donner une grande partie du résultat final, mais il faut bien se garder de faire du lieu un personnage. Je demande souvent aux personnes que je photographie le résultat qu’elles souhaiteraient avoir ou si elles ont une idée de lieux, ça me permet de garder les idées et de chercher les lieux adaptés.

Tu retouches tes photos ?

Pour cette question il faut se poser une première question : ou s’arrête le post-traitement, ou commence la retouche ?

Déjà il y a le développement de la photo (oui, même en numérique on développe des photos), qui permet de régler les niveaux, le contraste, la luminosité …

Ensuite pour une photo de type portrait, j’enlève que ce qui ne sera plus là d’ici quelques jours, les petits boutons, les rougeurs, bref je ne modifie pas le physique du modèle, c’est du post-traitement. Il m’arrive aussi de supprimer un élément de l’arrière-plan, une photo sans la poubelle moche c’est toujours mieux, ou pour corriger un élément qui n’a pas été vu lors de la prise de vue comme un cheveux devant le visage du modèle ou des fils qui dépassent d’un cosplay, c’est de la retouche. Pour ma part je considère que ces étapes sont nécessaires, voir indispensables, pour avoir une photo de qualité et que ces modifications ne viennent pas modifier la « réalité » de la photo. Par contre sur un projet ou le modèle souhaite une photo particulière, être en lévitation par exemple, là c’est souvent impossible de ne pas passer de grosses modifications, on entre alors dans le domaine du photomontage, et là ça n’est plus la réalité.

Je ne suis pas photogénique !

Combien de fois j’ai pu l’entendre cette phrase … Disons-le de suite, la photogénie n’existe pas, tout le monde peut être beau devant un appareil photo.

La plupart des gens se bloquent a la vue d’un appareil photo, et du coup ne sont plus naturels, ce qui entraine un cercle vicieux : Je suis toujours moche sur les photos, donc je me bloque a la vue d’un appareil photo, donc je ne suis pas naturel, donc je suis moche sur la photo. Alors oui, souvent, on est moche sur les photos, parce qu’elles ont étés prisent sur le vif, dans un moment peu propice durant l’anniversaire de tata Jacqueline et hop on se retrouve avec un verre à la main, la bouche ouverte et les yeux rouges … et oui on est moche. Faite confiance à la personne qui fait la photo, oubliez le, restez naturel vous allez être surpris. Et puis quand vous regardez la photo de quelqu’un d’autre en disant « Waouh elle est super belle cette cosplayeuse », dite vous que souvent juste avant la photo elle-même a dit qu’elle n’était pas photogénique 😉